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Avec Simon, on est partis 19 jours sur la Route de la Soie : 13 jours au Kazakhstan puis 6 jours en Ouzbékistan, en petit groupe avec Nomade Aventure. Deux pays, deux ambiances radicalement différentes, et un voyage organisé alors qu'on a plutôt l'habitude de tout gérer nous-mêmes.
Dans cet article, on te raconte tout : ce qu'on a adoré, ce qui nous a surpris (en bien comme en moins bien), notre avis franc sur le voyage en groupe quand on est plutôt du genre baroudeurs indépendants, et si oui ou non on te recommande cette destination. Installe-toi, ça va être long (mais on a mis des photos 📸).

Petite parenthèse pour planter le décor : quand Nomade Aventure nous a proposé ce voyage, on a dit oui de suite !
Parce que la Route de la Soie, c'est un de ces noms qui font rêver. On a de suite des images de caravanes, de chameaux, de marchands, de cités perdues au milieu du désert, mais on était bien en peine de la situer précisément sur une carte. Et encore moins de parler de l’histoire et la culture de ces pays…
C'est justement ça qui nous a intrigués : une destination qui claque, mais dont, au fond, on ne savait pas grand-chose.
On se dit donc qu’un petit point historique ne ferait pas de mal ! On n’a tellement jamais étudié cette partie du monde à l’école que je t’assure, nous on en a eu besoin !
La Route de la Soie, ce n'est pas une route mais un réseau de pistes commerciales qui reliait la Chine à l'Europe et au Moyen-Orient, du IIᵉ siècle avant J.-C. jusqu'au XVᵉ siècle environ.
Sur ces pistes circulaient de la soie (d'où le nom, forcément), mais aussi des épices, du papier, des idées, des enseignements, des religions… et pas mal de monde. L'Asie centrale, placée pile au milieu, était la plaque tournante de tout ce petit (en vérité de ce grans) commerce.
C'est là que se sont développées des villes-carrefours mythiques comme Samarcande ou Boukhara.
Ce qui nous a plu dans la proposition, c'est que cette région reste encore méconnue et très peu touristique, surtout comparée aux grands classiques asiatiques. Tu dis "Route de la Soie" autour de toi, et la plupart des gens ne savent pas trop quoi visualiser. C'est exactement le genre de destination qu'on aime. Celle qui sort des sentiers battus et où tu ne croises pas un selfie-stick tous les trois mètres.
Autant te le dire tout de suite, parce que c'est LA question qu'on nous a le plus posé : on a préféré le Kazakhstan. Et pourtant, les deux pays sont magnifiques, hein (et en vérité c’est dur de choisir) ! Mais les 2 pays sont bien différents !

On ne s'y attendait franchement pas mais ça a été notre énorme coup de cœur pour nous.
Le Kazakhstan c'est immense (le 9ᵉ plus grand pays du monde quand même), nature, sauvage, et surtout très peu touristique.
Par moments, on avait l'impression d'avoir des paysages entiers rien que pour nous.
Les endroits qui nous ont le plus scotchés :

Ici, c'est une tout autre histoire. On troque la nature contre les villes, les mosquées, les médersas et les mausolées. Et alors là… niveau architecture, c'est une claque. Ces mosaïques bleu turquoise qui recouvrent les monuments, ces coupoles, … Tout est magnifique !
Samarcande et Boukhara méritent totalement leur réputation avec tous les monuments qu’elles abritent : le Registan, la nécropole Shah-i-Zinda, la mosquée Kalon, …
On a quand même une mini déception à partager honnêtement (parce que c'est notre truc de te dire les choses telles qu'elles sont) : on a appris sur place qu'une grande partie des monuments a été reconstruite après 1980 voire après 1991. Séismes, guerres, passage de Tamerlan (si ce nom ne te dit rien ne t’inquiète pas, nous non plus au début, mais c’est un nom que tu entendras souvent sur ce voyage. Il s’agissait d’un grand conquérant, ou plutôt d’un tyran et grand guerrier qui a fait beaucoup de dégât sur son passage), période soviétique… Avec ça, beaucoup d'édifices ont été détruits au fil des siècles, puis construits, parfois quasiment à neuf. Résultat, tu admires des merveilles, mais tu réalises qu'elles sont moins "anciennes" que ce que ton imaginaire de la Route de la Soie t'avait vendu.
Ça n'enlève rien à la beauté du lieu, mais ça remet un peu les pendules à l'heure, et c'est bon à savoir avant de partir pour ne pas être surpris.
Si tu es plutôt grands espaces, randonnées et nature, tu vas adorer le Kazakhstan. Si tu es plutôt villes, histoire et architecture, l'Ouzbékistan est fait pour toi.
Nomade Aventure propose des circuits par pays, mais la bonne nouvelle, c'est que le voyage qu’on a fait était un combiné des deux : donc tu n'as pas obligatoirement à choisir ! Et franchement, c'est le contraste entre les deux qui rend l'expérience aussi riche.

On ne va pas te faire le carnet de bord jour par jour, ce serait long et ce n'est pas le but ici, mais voici le fil du voyage pour que tu visualises le rythme.
On atterrit à Almaty, l'ancienne capitale et la plus grande ville du Kazakhstan, nichée au pied des montagnes. Une première mise en bouche urbaine avant de filer vers la nature.
De là, cap sur le parc national Altyn Emel avec la dune chantante, la montagne Aktau (mot qui signifie littéralement « montagne » 😅, donc la Montagne Montagne) et Sasrytau.
Puis, direction le Canyon de Charyn, le lac Kaindy et les lacs Kolsaï, avec des nuits en guesthouse à Saty. C'est la partie "grands espaces" du séjour, et clairement notre préférée.
Ensuite, direction la Route de la Soie historique côté kazakh : on a rejoint Taraz, l'une des plus vieilles cités du pays, en train de nuit (une expérience en soi), puis Turkestan, surnommée "la Mecque kazakhe" pour son superbe mausolée de Khoja Ahmed Yasavi (classé à l'UNESCO, et celui-là est bien d'époque !), sans oublier l'oasis d’Otrar et Chimkent.
On passe la frontière à pied vers l’Ouzbékistan, où notre guide local nous récupère, puis on visite Tachkent, la capitale.
On rejoint en train les deux stars du voyage : Samarcande (le Registan, la nécropole de Shah-i-Zinda ❤️, le mausolée Gour Emir, la mosquée Bibi-Khanym, …) et Boukhara (la forteresse de Boukhara, la médersa Miri Arab, la mosquée Kalon, Chor Minor, les coupoles des chapeliers, …). Avant de retourner à Tachkent pour prendre notre vol retour, direction la maison.
Les trajets en train entre les villes sont super confortables (la classe économique correspond presque à la première classe de la SNCF, avec des prises gratuites et parfois même un snack gratuit).

Voilà LE sujet sur lequel on a pas mal de choses à dire, parce que c'était notre grande première. Nous qui avons pour habitude d’organiser tout nous-mêmes, du petit city trip au long roadtrip à travers un pays, ou carrément à travers l’Europe.
L'idée du "voyage de groupe organisé", on avait un a priori, on ne va pas se mentir. On avait peur de 2 choses (enfin 3, mais la dernière concerne notre activité de créateur de contenu, et non le voyage en lui-même) :
Verdict ? On a été agréablement surpris.
On t’explique !
Dans notre groupe on était 6 personnes. C'est petit, et ça change tout : tu n'as pas cette impression de troupeau qu'on redoutait. On était avec deux autres couples. Alors oui, ils étaient beaucoup plus âgés que nous (la petite soixantaine voire soixante-dix ans), et on s'était demandé si le fossé générationnel allait poser souci… eh bien pas du tout.
L'âge compte assez peu en réalité. Ce qui compte, c'est l'état d’esprit ! Et justement, les gens qui choisissent ce type de voyage, surtout chez Nomade Aventure (qui attire plutôt des baroudeurs curieux, ouverts, amateurs de hors des sentiers battus) sont généralement des personnes ouvertes d'esprit et faciles à vivre.
Comme partout, il peut toujours y avoir quelqu'un avec qui le courant passe moins bien, c'est humain, mais dans l'ensemble, tu rencontres des gens chouettes et tu partages un vrai bout de vie avec eux. Et ça, c'est une richesse qu'on n'avait pas anticipée !
Autre crainte balayée : des temps libres sont prévus dans l’itinéraire pour aller explorer par nous-mêmes, flâner, faire nos photos ou nous reposer. Le programme est cadré mais pas militaire.
Et côté temps sur les spots pour noter création de contenus ? Le guide s'adapte vraiment au groupe et à son rythme, donc on a quand même pu prendre toutes les photos et le temps qu'on voulait (bien qu'on se soit un peu restraient de ce côté là, cat on aurait pu rester des heures et des heures à certains endroits). Ça n'a pas dérangé le reste du groupe, qui a été super sympa et compréhensif !
Et là, on touche au vrai luxe de ce genre de formule : le fait de n'avoir aucune charge mentale.
Sur des pays encore peu touristiques comme ceux-là, organiser soi-même tout l'itinéraire, dénicher les bonnes infos (pas toujours dispo en français ou en anglais, d'ailleurs), gérer les transports, les frontières, les hébergements… ça représente un boulot monstre.
Là, tu n'as rien à gérer ! Tu te laisses porter, tu te contentes de profiter, et tu réalises à quel point c'est reposant.
Pour nous qui avons l'habitude de tout planifier, ça a été une petite révélation.
Soyons honnêtes, partir avec une agence coûte forcément plus cher que de faire le pays en mode routard, sac sur le dos. Ça, c'est mathématique. Mais si tu voulais reproduire exactement ce voyage-là, chauffeur et véhicule privé, guide local francophone, hébergements réservés, trajets en train organisés, repas dans des restaurants locaux sélectionnés avec soin, … Tu réaliserais vite que c'est compliqué à monter seul : il faut les bons contacts sur place, et à deux, l'addition grimperait sûrement plus haut.
En groupe, c'est justement l'inverse : les prestations sont négociées et divisées par le nombre de participants. Tu mutualises le guide, le transport, la logistique. Bref, pour un voyage de ce standing, c'est le format le plus malin.

S'il y a bien une chose qu'on a comprise sur ce voyage, c'est que le guide fait 80 % de l'expérience. Un bon guide, et ton séjour passe de "sympa" à "inoubliable".
Notre guide au Kazakhstan, Aïto, était tout simplement génialissime ❤️. C'est en grande partie grâce à elle que notre séjour kazakh a été aussi exceptionnel. Elle est passionnée, passionnante, aux petits soins, elle connaissait son pays sur le bout des doigts et savait nous faire vivre les lieux plutôt que juste nous les montrer.
On repart avec des souvenirs qui lui doivent énormément ! Et le reste du groupe (pourtant habitué de ce type de voyages), était complètement d’accord sur le fait qu’Aïto était exceptionnelle. On s’est même dit que c’était la meilleure guide d’Asie centrale !
Moralité : la qualité du guide est déterminante, et c'est aussi là qu'une agence sérieuse fait la différence, en s'appuyant sur des guides locaux francophones qui connaissent leur région de l'intérieur.

Parce que même si cet article est le fruit d'une collaboration avec Nomade Aventure, tu nous connais, on ne va pas te vendre du rêve en mode publicité si ce n’est pas ce qu’on a pensé !
Voici notre ressenti honnête.
Avant ce voyage, on connaissait Nomade Aventure de nom, sans plus.
En discutant autour de nous, on s’est rendu compte que certaines personnes dans notre entourage étaient déjà partis avec eux. On savait que c'était une référence des voyages d’aventure (la boîte existe depuis 1975, quand même) mais on n'avait jamais testé.
Aujourd'hui, ce qui nous a convaincus, ce n'est pas tant la destination (aussi belle soit-elle) que la manière de voyager.
Ce qu'on a retenu :
Et pour ceux qui hésitaient comme nous : oui, une agence peut totalement respecter l'esprit "baroudeur" tout en te retirant la charge logistique. C'est exactement ce qu'on a vécu.
Si ça te tente et que tu veux faire le même voyage que nous avec Nomade Aventure, tu peux le retrouver ici :
On te met le lien pour que tu puisses jeter un œil aux informations du séjour et au programme détaillé.
Maintenant, parlons argent, parce que tu te poses forcément la question.
Le circuit se situe entre 4 699 € et 4 899 € par personne selon la date de départ, pour 19 jours.
Ça peut paraître conséquent, mais regarde ce qui est compris :
Ce qui n'est pas compris : l'assurance facultative (rapatriement, assistance, annulation), les activités optionnelles ou faites pendant les temps libres, les boissons et les pourboires.
Quand tu prends en compte les vols, les repas et toute la logistique, le rapport qualité-prix se tient vraiment bien, surtout pour une destination où organiser tout ça soi-même relèverait du casse-tête.
Pour t'aider à savoir si ce voyage est fait pour toi, on te fait notre petit récap' sans langue de bois.
✅ Fonce si tu aimes :
❌ Passe ton chemin si tu cherches :
En clair, c'est un voyage pour les curieux, les amateurs de découverte et de nature, ceux qui veulent de l'authentique sans le stress de l'organisation.

Bonne nouvelle : pour les ressortissants français, pas de visa nécessaire pour un séjour touristique de moins de 30 jours, ni pour le Kazakhstan (exemption en vigueur depuis 2022) ni pour l'Ouzbékistan. Assure-toi juste que ton passeport est valable au moins 6 mois après ta date de sortie du territoire, avec quelques pages vierges. (Vérifie toujours les conditions à jour sur le site France Diplomatie avant de partir, les règles peuvent évoluer.)
Le printemps (avril à juin) et l'automne (septembre à novembre). Les températures y sont douces et agréables pour visiter. Évite l'été : à partir de la mi-juin, les villes de la Route de la Soie comme Boukhara ou Samarcande dépassent régulièrement les 40 °C (même les 50°C pour Boukhara), ce qui rend les visites très éprouvantes. Et l'hiver, lui, est franchement froid.
Nous on est partis en mai et c’était parfait. On aurait même pu y aller en avril pour profiter du printemps et de tous les champs en fleurs.
Oui, totalement ! Le Kazakhstan et l'Ouzbékistan sont des destinations sûres, avec une population accueillante et chaleureuse.
Comme partout, on applique les précautions de bon sens.
Le circuit est marqué comme « niveau dynamique ».
Rien de super sportif en vrai.
Le voyage alterne visites de villes (à pied et en transports) et découverte de sites naturels avec de petites balades et randonnées faciles. Rien d'inaccessible donc. Dans notre groupe, une des personnes avait même une prothèse au genoux et marchait à son rythme, mais elle a pu tout faire sans souci !
Les locaux te disent que oui, mais comme on ne sait pas comment on réagit, dans le doute, mieux vaut s'en tenir à l'eau en bouteille pour éviter tout souci digestif.
Le guide prévoit de toute façon le ravitaillement d’eau, donc pas d’inquiétudes.
De notre côté, on avait une gourde filtrante (très pratique, tu ne te poses pas de questions comme ça), et on a aussi bu de l’eau du robinet (sans filtre) de temps en temps, sans être malade.
Oui, ce sont de grands pays, donc on roule pas mal, surtout au Kazakhstan. Mais une partie des trajets se fait en train (dont un chouette train-couchettes de nuit), ce qui casse la monotonie et fait partie de l’expérience.
Totalement ! Dans notre groupe, comme on te le disait plus haut, il y avait des couples de générations différentes (nous arrivant sur la trentaine, et les 2 autres couples au-dessus de la soixantaine). Tout le monde a trouvé sa place, son compte et son rythme. Finalement, l’ambiance et les échanges priment sur l’âge.
On avait pris une eSIM et globalement oui, surtout dans les villes, mais dans les petits villages ou en pleine nature par contre, la connexion est plus compliquée, voire inexistante. Même le wifi peut-être parfois un peu lent et capricieux hors des grandes villes.
Internet était un point important pour nous vu qu’on travaillait et qu’on devait faire des stories et des posts tous les jours, mais si tu enlèves cette contrainte, c’est faisable de faire seulement avec la wifi des logements ou des restaurants.
Si tu as quand même envie d’avoir une connexion internet pendant ton voyage, on te conseille de prendre une eSIM (on a d'ailleurs un article complet sur le sujet sur le blog que tu peux retrouver ici 😉).
La Route de la Soie faisait partie de ces voyages qu'on rangeait dans la case "un jour peut-être » (quand on aura le temps de s’y pencher et de l’organiser). On doit dire qu’on est tellement contents de l'avoir sortie de cette cas !
Entre les grands espaces sauvages du Kazakhstan (notre gros coup de cœur) et la beauté architecturale de l'Ouzbékistan, on a découvert une région authentique, encore préservée du tourisme de masse, et d'une richesse folle.
Et surtout, on a un nouveau regard sur le voyage en petit groupe. Nous qui étions sceptiques, on ressort de là avec que du positif : les belles rencontres, le confort de se laisser porter et cette fameuse zéro charge mentale valent largement le petit compromis sur la liberté totale. Sur une destination comme celle-ci, c'est même, à notre avis, la meilleure façon de la découvrir.
Si l'aventure te tente, tu peux retrouver tout le programme du voyage sur la route de la Soie en Ouzbékistan et Kazakhstan sur le site de Nomade Aventure.
Et toi, la Route de la Soie, ça te tente ? Dis-nous en commentaire, et n'hésite pas à nous poser tes questions, on y répond avec plaisir ! 🦊
Article réalisé en collaboration avec Nomade Aventure. Comme toujours, les avis et ressentis partagés ici sont 100% les nôtres.
1. Prévois des vêtements couvrants. Le Kazakhstan et l’Ouzbékistan sont des pays musulman (majoritairement non pratiquant pour le Kazakhstan, mais majoritairement pratiquant pour l’Ouzbékistan). Dans les 2 cas, même si l'ambiance reste détendue, tu vas visiter beaucoup de mausolées, mosquées et de médersas où il faut se couvrir les épaules, la tête et les jambes.
Glisse dans ta valise des habits longs et légers (le lin, c'est ton ami vu la chaleur) : tu seras à l'aise pour entrer partout sans te prendre la tête. Sans oublier un foulard léger pour les femmes pour te couvrir la tête dans les lieux de culte.
2. Prévois des vêtements et des chaussures de marche, pour les balades et randonnées nature du Kazakhstan. Notre guide nous conseillait souvent de porter des pantalons et non des shorts (à cause des risques de tiques, même si on n'en a jamais vu ou eu).
Et si on discutait ?